Sources: http://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2015/05/7130-les-7-points-qui-differencient-une-entreprise-liberee-dune-organisation-classique/

L’entreprise libérée, ce terme popularisé par Isaac Getz et Brian Carney dans leur ouvrage “Liberté et Cie” désigne ce que l’on pourrait appeler une nouvelle vision du monde du travail.

C’est une vision qui prône en premier lieu la croyance et la confiance entre les différents collaborateurs qui constituent l’effectif de l’entreprise. Elle intègre le bien être au travail non pas comme une donnée à prendre en compte dans la gestion de l’entreprise, mais comme l’élément principal qui en assurera sa pérennité.

Concrètement comment cela se matérialise til ?

Le premier point est une grande transformation des rôles des acteurs de l’entreprise, Le manager alors chef de son équipe se met à la disposition totale de son équipe pour mener à bien un projet.

Les entreprises qui appliquent cette méthode de fonctionnement ont fait le pari de ne plus dire à leur employé comment travailler, mais pourquoi travailler. En leur laissant une autonomie quasi totale sur le déroulement de leurs opérations pour venir à bout de leurs réalisations. De plus, appliquer les valeurs de la charte de l’entreprise évite de rendre difficile les relations au travail et renforce la cohésion dans l’équipe grâce à ce partage de valeur.

Cette méthode de fonctionnement est validé par des études d’université américaines telle que Rochester qui fixe comme condition obligatoire pour arriver à une motivation durable des employés les trois besoins suivants:

  • Le besoin d’affiliation sociale (avoir des relations de parité)
  • Le besoin de développement (pouvoir exploiter ses talents et progresser)
  • Le besoin d’autonomie (être un acteur décisif des projets que l’on mène)

De plus, l’entreprise est allégée de quelques dépenses notamment en termes de mise en place de contrôle très lourds, entraînant le désinvestissement du travailleur qui, ne se sentant pas reconnu, finira par impacter la qualité de son travail, en plus de son supérieur qui perdra un temps conséquent à surveiller.

Pour autant elle n’est pas exempt de toute critique et de nombreux chefs d’entreprises et experts sociaux tel que Vincent Berthelot. Ils estiments que la sur-autonomie des employés et la disparition d’une hiérarchie claire peuvent mener au dérives suivantes :

  • L’autocratie
  • La désignation comme bouc émissaires des chefs et différents responsables
  • La servitude volontaire

Selon moi, c’est un système pouvant fonctionner à la condition qu’il soit appliqué sur une petite structure avec un effectif restreint. Sur une entreprise de plus grande taille, une grande autonomie des employés pourrait mener s’il est combiné à un manque de communication a une grande perte de temps en cas de taches répétées plusieurs fois par différents employés qui ne se seraient pas mis d’accord sur le rôle de chacun.

Cela dépend également du profil type des employés et des patrons, certaines personnes peuvent être faites ou non pour travailler en parfaite autonomie, et leur rendements et leur compétences peuvent se retrouver grandement affectées en fonction de cela.

C’est un système qui mérite donc d’être réfléchi lorsque l’on crée sa structure, mais il est important de prendre en compte tous les éléments pour être certain de ne pas se tromper.