Le management, dans sa définition la plus simple, est une technique employée par toute entreprise pour atteindre ses objectifs en utilisant tous les moyens humains et matériels nécessaires. C’est le pilier de la bonne conduite d’une entreprise. Cependant, chaque pays a sa propre vision de cette discipline et certaines applications peuvent être surprenantes. Les Etats-Unis et surtout la Silicon Valley, berceau de l’innovation technologique, mais aussi de l’innovation managériale, en sont un exemple.

 

Disparition de la hiérarchie

Aux Etats-Unis, la hiérarchie existe, évidemment comme partout ailleurs, mais leur vision est un peu différente de la notre … La hiérarchie verticale importe peu, ils privilégient l’horizontale. Il n’y a donc rien d’étonnant à voir un conseiller salarié faire une remarque à son manager. Choquant ? Oui, pour nous français, qui respectons au pied de la lettre nos supérieurs hiérarchiques, il ne nous viendrait jamais à l’idée de commenter le travail de notre boss. Et pourtant, les résultats sont là … Le but étant de satisfaire les objectifs de la société et non les égos, alors coopération et concertation sont les piliers de ce management.

Etats-Unis

 

Résultats avant tout

Les américains ne perdent pas de temps à discuter, argumenter, à essayer de convaincre leur auditoire, la seule chose qui compte et qui leur parle ce sont les résultats. On dit qu’une image vaut mille mots, alors pourquoi s’embêter pendant des heures à discuter et à se perdre dans des raisonnements sans fin ? On étale les chiffres et les résultats et on décide.

Mais le culte des résultats ne s’arrête pas là. Ils considèrent que ce qui n’est pas dit n’existe pas. Cela leur permet de cibler encore plus leur management piloté par les résultats et uniquement les résultats, se coupant des émotions.

Cette passion pour les chiffres et les résultats peut cependant engendrer de grosses conséquences car à trop vouloir foncer tête baissée, on se prend le mur …

 

On accepte l’échec

« On apprend de ses erreurs » ? Il paraîtrait qu’aux Etats-Unis ce soit le cas, et même plus, que ce soit l’un des fondamentaux de l’état d’esprit américain ! La preuve, l’entreprise Intuit organise « la fête de la défaite » régulièrement où chacun fait part de ses échecs pour comprendre et ensuite tourner collectivement la page.

Un fonds d’investissement serait plus à même de vous soutenir si vous avez essuyé plusieurs échecs auparavant que si vous tentez votre première expérience. Étrange ? Dans un sens oui, car c’est un gros risque, mais c’est aussi une preuve d’expérience et de maturité.

 

Investissements pour retenir leurs employés

Connaissez-vous les « perks » ? Ce sont des avantages qu’offre une entreprise à ses employés tout au long de sa carrière, mais on ne parle pas de prime ou d’un nouveau siège pour son fauteuil, non … Plutôt de vacances illimitées, de repas gratuits avec de grands chefs à disposition ou d’horaires et salaires variables. Ça semble fou n’est-ce pas ? Et bien, pas si fou que ça en réalité. Ces « perks » sont le prix à payer pour attirer, mais surtout conserver certains talents convoités, et encore plus dans la Silicon Valley. Dans ce climat de pénurie de main-d’œuvre et d’immigration, tous les moyens sont bons pour garder les meilleurs atouts dans sa société.

Le géant Google, qui fait toujours les choses en grand, a créé un algorithme capable de prévoir quels employés sont les plus enclins à quitter l’entreprise. On ignore sur quoi cet algorithme se base, mais il leur permet d’améliorer le taux de rétention de son personnel.

 

L’exemple de la société Semco

SEMCO

Semco est une entreprise brésilienne dirigée par Ricardo Semler qui a la particularité de dispenser une technique managériale des plus étonnantes. En effet, depuis que Monsieur Semler a repris la société en 1982, il laisse ses employés fixer eux-mêmes leurs salaires et leurs horaires à une seule condition : que les objectifs et les résultats fixés soient respectés. Ils doivent donc rendre des comptes à la totalité de l’entreprise, et non à leur hiérarchie.

« Pourquoi traiter les employés comme des enfants en leur imposant des règles alors qu’il est possible de booster leur créativité en leur laissant plus de liberté ? » – Ricardo Semler.

 

Sources :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/12/les-enfants-gates-de-la-silicon-valley_3175754_3234.html

http://www.petite-entreprise.net/P-3992-81-G1-le-management-a-l-americaine-bonne-idee-ou-mythe.html

http://www.larevuedudigital.com/2014/11/03/le-management-a-lamericaine-surpasse-t-il-le-management-a-la-francaise/

http://www.cadreo.com/actualites/dt-les-24-styles-de-management-dans-le-monde