Une démarche RSE ludique et participative !

 

Ca y est ! Il est arrivé le moment tant attendu où vous emmenez vos collaborateurs sur une île paradisiaque en séminaire. Une centaine de personnes et un bel aller-retour en avion pour seulement deux jours sur place. Et votre empreinte écologique dans tout ça ? Votre démarche RSE, y avez vous pensé ? De retour au bureau, chacun pourra se connecter à ReforestACTION et s’occuper de planter son arbre pour participer à un projet de reforestation. Une belle innovation ! Et surtout une manière de compenser financièrement votre empreinte écologique en impliquant l’ensemble de vos collaborateurs. Fondé en 2010 par Stéphane Hallaire, le site a déjà contribué à la plantation de plus de 100 000 arbres en France, au Pérou, en Inde et au Sénégal. Chaque projet de reforestation est pris en main par une ONG locale. Par ce geste volontaire et concret, une entreprise agit directement et facilement en faveur de la biodiversité et de populations en difficultés. Cette contribution concerne toutes les entreprises quelque soit leur taille. De nombreuses PME ont déjà fait l’expérience, mais également des grands comptes comme Allianz, Elior ou Crédit Agricole.

 

La RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprise) correspond au développement durable appliqué aux entreprises. Le fait que ces dernières dépassent la simple logique économique pour s’intéresser également à l’impact social et environnemental de leur activité. Mais pas seulement parce que c’est bien et qu’il faut le faire sans réfléchir. Pour boucler la boucle, elles doivent impérativement comprendre en quoi cette réflexion sur leur impact social et environnemental peut servir de moteur à leurs ambitions économiques. Un moteur qui doit leur permettre de se développer sur des bases solides, dans un cadre pérenne et en parfaite harmonie avec l’ensemble de leurs parties prenantes, tout cela pour limiter les risques futurs. Avoir un temps d’avance sur la RSE c’est aussi avoir un temps d’avance sur ses concurrrents, notamment en termes d’image. Elle est également un facteur de motivation et de fierté pour l’ensemble des salariés d’une entreprise. Enfin, la RSE concerne toutes les tailles de sociétés, des TPE aux groupes du CAC 40, qui par des moyens différents peuvent poursuivre la même logique.

 

Qu’est ce que la norme ISO 26000 ?

 

La norme ISO 26000, dont le texte officiel a été publié en 2010, concerne les entreprises qui souhaitent assumer les conséquences de leurs activités sur la société et l’environnement. Elle a pour but principal d’aider les organisations à atteindre leurs objectifs en termes de responsabilité sociétale. Elle consiste à prendre en compte et mesurer les impacts économiques, sociaux et environnementaux d’une entreprise. Cette dernière prouve alors à son environnement économique (clients, fournisseurs, employés, etc.) qu’elle souhaite s’engager librement et volontairement au delà de ses obligations légales et du respect des textes internationaux en matière d’environnement, de conditions de travail et de droits de l’homme. L’enjeu principal pour une organisation sera d’identifier ses parties prenantes (Etat, consommateurs, ONG, employés, etc.) et de dialoguer avec elles afin d’identifier le périmètre d’actions sur lequel agir. Un point important à souligner est que la norme ISO 26000 n’est ni certifiante, ni contraignante, c’est à dire qu’elle définit un cadre pour une démarche libre de l’entreprise qui pourra ensuite contacter des organismes indépendants afin d’être notée. Elle peut également s’évaluer seule dans un premier temps grâce au modèle AFAQ 1000NR.

 

Il est intéressant de noter qu’engager une démarche de responsabilité sociétale des entreprises via la norme ISO 26000 peut constituer un véritable levier de croissance pour l’entreprise qui améliore son image auprès de l’ensemble de ses partenaires ainsi qu’auprès du marché du travail. Comme toutes les normes et notamment la norme ISO 9000, certaines personnes craignent qu’elle mette beaucoup de temps à faire ses preuves et qu’elle reste longtemps un principe un peu vague visant à l’autosatisfaction de certaines organisations. Par exemple le respect des droits de l’homme pour une entreprise privée en France est une notion assez difficile à cerner. Elle peut consister par exemple à refuser de travailler avec un fournisseur ne respectant pas lui même certaines règles et certains principes.

 

Mais est ce que la volonté qu’ont certaines entreprises de redorer leur image parviendra à dépasser de véritables intérêts économiques ? Il est fort probable que pour une majorité d’acteurs cela reste une question de chiffres, à savoir mesurer si leur démarche RSE est oui ou non un véritable levier de performance économique. C’est alors là que la question de la performance économique devient intéressante, car elle ne doit pas seulement être abordée à court terme. En effet une entreprise évoluant dans un cadre sain se développera de manière bien plus pérenne et aura tendance à rassurer beaucoup plus l’ensemble de ses parties prenantes et y compris les investisseurs financiers.

 

Prenons un exemple simple : une entreprise évoluant dans un cadre social tendu est beaucoup plus à même de subir des blocages de la part des syndicats ou encore des situations dramatiques comme les vagues de suicide rencontrées ces dernières années chez France Télécom. Ainsi l’image de marque est directement impactée pour le long terme. Les investisseurs sont donc très regardants vis à vis de ces critères, bien que de manière rationnelle et non nécessairement humaniste.

 

Qu’est ce que l’ISR (Investissement Socialement Responsable) ?

 

L’ISR (Investissement Socialement Responsable) consiste pour une organisation à effectuer un investissement avec une logique qui ne se limite pas seulement à la rentabilité financière mais également à l’impact social lié à cet investissement. L’investissement en question doit donc se baser, entre autres, sur des critères extra-financiers. Cela ne l’empêche pas bien entendu d’avoir en parallèle une approche plus classique se basant sur des critères stratégiques et financiers. Voici la définition exacte de L’Association Française de la Gestion financière : « Application des principes du développement durable à l’investissement. Approche consistant à prendre systématiquement en compte les trois dimensions que sont l’Environnement, le Social et la Gouvernance (ESG) en sus des critères financiers usuels. Les modalités de mise en œuvre peuvent revêtir des formes multiples fondées sur la sélection positive, l’exclusion ou les deux à la fois, le tout intégrant, le cas échéant, le dialogue avec les émetteurs ».

 

Il existe différentes approches de l’ISR :

 

L’approche ESG : sélectionner les entreprises ayant les meilleures pratiques en se basant sur les 3 critères que sont l’Environnement, le Social et la Gouvernance.

L’approche exclusive : elle est utilisée par les fonds d’investissements ISR. Elle consiste à exclure de tous ses investissements les entreprises ne respectant pas les critères ESG ainsi que des secteurs tels que le tabac, les armes ou encore la pornographie.

L’approche thématique : un fond ISR investira seulement dans des secteurs bien spécifiques comme le développement durable, la santé, l’eau, le traitement des déchets, etc.

La philosophie de l’ISR ne réside pas seulement dans l’altruisme et dans le fait de respecter la société et ses citoyens de manière systématique. Elle réside dans l’idée selon laquelle un examen approfondi des critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) est un gage de pérennité et de sécurité sur le long terme pour l’argent investi. Cette forme d’investissement a tout de même du mal à se généraliser puisque les rentabilités financières sont bien sûr moins directes et puissantes que pour un investissement spéculatif et courtermiste plus classique. Cependant, il semblerait qu’au bout de sept ans, les fonds ISR obtiennent des résultats équivalents aux fonds classiques. Il apparaît aussi, en période de recul de la bourse, qu’ils résistent mieux.

 

Sources : Reforestaction ; Wikipédia ; La finance pour tous. 

 

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