Il est indéniable que le monde professionnel du numérique aujourd’hui est en plein essor et recrute de plus en plus de spécialistes, autant au sein des grandes entreprises que dans les start-ups. Selon le baromètre de la société E&Y, les performances autant économiques que sociales n’ont jamais été aussi bonnes au sein des start-ups du numérique ! En effet, leur chiffre d’affaires a bondi de 37% entre 2013 et 2014, soit 2 913 millions d’euros, une réussite de bon augure pour l’économie française.

 

Pourquoi un tel engouement ?

 

Les start-ups françaises sont de plus en plus sollicitées et suscitent un réel engouement dans le monde entier. Et pour cause, les start-ups françaises dans le domaine du numérique sont au cœur de la révolution technologique actuellement à l’œuvre et participent à l’innovation dans tous les domaines. Leur réussite est d’autant plus reluisante qu’elle est notamment due aux marchés conclus avec des acteurs internationaux. En effet, la France possède de très nombreuses start-ups, et Paris en serait même l’épicentre européen avec à elle seule environ 3 000 start-ups !

 

La France est également très bien représentée au CES de Las Vegas (Consumer Electronic Show), le plus grand événement des innovations électroniques et numériques au niveau mondial. Véritable festival de tendances et d’innovations, la France figure en seconde position après les Etats-Unis au sein de la section dédiée aux start-ups, l’Eureka Park.

 

CES Las Vegas en 2016

CES Las Vegas en 2016

 

Secteur extrêmement dynamique, le numérique constitue une véritable réserve pour la création d’emplois. Entre 2013 et 2014, les effectifs ont augmenté de près de 30% avec une écrasante majorité d’emplois pourvus en CDI par des diplômés extrêmement qualifiés de niveau Master voire Bac+8 !

 

Enfin, l’Etat a pris des mesures pour faire de la France une nouvelle République des innovations numériques avec la French Tech, un mouvement de mobilisation collective pour la croissance des start-ups et leur rayonnement à l’étranger. Selon le rapport du gouvernement, « réussir le virage du numérique permettrait d’apporter un demi point de croissance annuel au PIB français. » Le numérique représenterait déjà en France 5,5% du PIB du pays. Pour structurer l’écosystème numérique français et lui faire gagner en visibilité, la French Tech s’engage à développer les usages numériques et technologiques. Présente partout en France, ce réseau de start-ups leur permet d’augmenter considérablement leur visibilité sur la scène internationale et d’accroître leur crédibilité grâce à ce label d’excellence.

 

En effet, le chiffre d’affaire des start-ups françaises dans le domaine du numérique à l’échelle internationale a bondi de 57%, soit près de 1 252 millions d’euros. Le chiffre d’affaire réalisé à l’international représentait donc 43% du CA total. Pour l’année 2016, la French Tech Hub, qui promeut les entreprises françaises à l’étranger, s’est établie à Abidjan, Barcelone, Cape Town, Honk Kong, Londres et Montréal. Elle possédait déjà plusieurs « hubs », notamment à New York, Moscou, San Francisco ou encore Tokyo.

 

Alors, la France serait-elle le paradis des start-ups ?

 

Une recherche croissante de développeurs

 

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Malgré cette réussite des start-ups numériques françaises, certaines difficultés viennent freiner leur croissance, et parmi elles le recrutement de développeurs. En effet, malgré le nombre croissant d’écoles privées et de formations publiques en informatique et dans tous les métiers du numérique, le manque de développeurs experts se fait toujours ressentir. Selon les données recueillies par e-Skills for Jobs in Europe, la France serait pourtant premier fournisseur de diplômés de premier cycle en informatique. De plus, les investissements français dans l’éducation dépassent les investissements de ses voisins européens, avec 6,3% du PNB du pays. La France paraît donc beaucoup moins touchée par la pénurie de développeurs que ses voisins, comme en Allemagne où l’on observe dans ce secteur en moyenne 35 offres d’emplois pour un seul candidat !

 

Cependant, on observe que 46% des start-ups numériques en France recherchaient en priorité des développeurs informatiques, toutes spécialités confondues, contre 4% de commerciaux par exemple, et elles ne sont pas les seules à rechercher activement ce genre de profils…

 

Pour 73% des start-ups interrogées dans l’étude E&Y en 2015, le profil des développeurs informatique était le plus difficile à recruter, mais aussi le plus nécessaire pour la croissance et le développement de ces jeunes entreprises.

 

 

Les chiffres clés

 

·      Entre 2013 et 2014, le chiffre d’affaires des start-ups numériques a augmenté de 37%

·      Paris regrouperait plus de 3 000 start-ups réunies dans 36 incubateurs

·      46% des start-ups numériques recherchent des développeurs mais 73% estiment que ce sont les profils les plus difficiles à recruter

·      43% du chiffre d’affaires total des start-ups numériques françaises est issu du marché international

 
Sources :

Comment se développent les startups françaises ?

http://www.gouvernement.fr/action/la-french-tech-une-ambition-collective-pour-les-start-up-francaises

https://www.contrepoints.org/2016/05/05/251297-penurie-europeenne-des-profils-pour-le-secteur-des-technologies