À l’annonce du Brexit à la City, la bourse a été considérablement bouleversée. L’ancien cœur financier de l’Union Européenne s’apprête à prendre son indépendance, mais les conséquences paraissent pour le moment plus importantes pour les autres pays de l’Union. En effet, si la City est parvenue à limiter les dégâts avec à -2,76% sur l’indice de Footsie, Paris a perdu 8,04%, Francfort 6,82% et Milan et Madrid plus de 12%…

 

Cependant, la chute du livre sterling offre de nouvelles opportunités intéressantes pour les investisseurs, notamment venant du marché américain ou asiatique. Mais quelles seront les conséquences à court et à long terme pour cette sortie du Royaume-Uni votée par sa population à 52% ?

 

Une baisse du pouvoir d’achat des britanniques

Livre-sterling

En 2015, les britanniques ont acheté pour 4,1 milliards d’euros de produits chimiques à la France et 5,5 milliards de produits agroalimentaires, selon le journal économique et financier Les Echos. Aujourd’hui, il est très probable que le pouvoir d’achat des britanniques étant sur le point de baisser, leurs achats de produits français et européen soient revus à la baisse. Une baisse de la consommation de produits automobiles est également attendue en 2017.

 

Un marché instable malgré les affirmations du Chancelier

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Malgré les affirmations du Chancelier de l’Echiquier George Osborne et le désir du Premier Ministre de retarder le plus possible la sortie du Royaume Unie de l’Union Européenne, les entreprises ne sont pas dupes et la situation économique et financière reste très opaque sur le long terme.

 

En effet, les entreprises devront dorénavant s’habituer à un marché instable. En conséquence, elles doivent se préparer à des changements rapides du marché et à ajuster leurs tarifs au moment opportun. Si les membres de l’Union Européenne s’impatientent et exhortent le Royaume Uni à hâter leur sortie, David Cameron ne paraît pas aussi pressé. Celui a donné sa démission avec un préavis de trois mois en laissant le soin à son successeur de déclencher la procédure de sortie. Cette situation opaque et instable est profondément dérangeante pour les entreprises et refroidit considérablement les investisseurs étrangers.

 

Des entreprises comme Easy Jet ou encore la banque RBS ont chuté de 15 à 16% en bourse ce lundi 27 juin, et de nombreuses compagnies britanniques prévoient dorénavant de geler les embauches pour les années à venir. Selon 64% des dirigeants d’entreprises britanniques interrogés, une sortie de l’Union Européenne sera « négative » pour leur activité économique. Une situation qui promet de nombreuses difficultés, malgré les discours volontairement rassurants des directeurs d’entreprises qui assurent maintenir la situation sous contrôle.

 

Pour en savoir plus :

http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211063154267-vendredi-noir-a-la-bourse-de-londres-2009470.php

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/06/27/97002-20160627FILWWW00046-brexit-notre-economie-est-solide-osborne.php

http://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/0211064856800-brexit-un-impact-negatif-mais-limite-pour-leconomie-francaise-2009574.php