Par Stéphane Dangel – Storytellingfrance.com

Savoir se raconter est devenu une compétence essentielle pour un enjeu tout aussi essentiel aujourd’hui : que l’on se souvienne de vous.

Alors que nous sommes tous exposés à un nombre de contacts de plus en plus important et flou à la fois, avec des « amis » que nous ne connaissons pas réellement, c’est le moyen de marquer les esprits.

Le storytelling le plus efficace pour cela est un format particulièrement court. Car qui dit nombre de contacts important à impacter, qui ont eux-mêmes un nombre de contacts tout aussi important à gérer, dit temps d’attention disponible très réduit de leur part.

Il s’agit de la signature storytelling que nous devons tous avoir : c’est-à-dire une histoire courte qui est en quelque sorte notre ADN, ou notre « mot clé » d’indexation, comme si le cerveau de nos contacts était une base de données –et c’est en fait la réalité !

Cette signature storytelling répond très basiquement à la question suivante : « comment en êtes-vous arrivé jusque là, et comment trouvez-vous le moyen d’avoir encore toujours de l’ambition ? ». La signature-réponse à cette question let au passage en évidence nos compétences, atouts, et la valeur que nous produisons –à quoi et à quel niveau apportons-nous notre contribution à un niveau supérieur au développement de notre simple petite personne.

Quelles doivent être les qualités de notre signature storytelling ?

De l’authenticité :

On parle de storytelling personnel, pas de storytelling de marque. Embellir les choses ou inventer  n’a pas sa place ici. Ce n’est pas éthique, et ce n’est pas non plus efficace. Ancrer sa signature dans la réalité c’est au contraire la marquer du sceau de l’authenticité. Aussi banale que soit votre histoire dans les faits, la légitimité avec laquelle vous l’incarnez en fera un grand récit.

De la sérendipité :

C’était inattendu, ce n’était même pas recherché, et pourtant c’est arrivé. La chance, la bonne fortune, la coïncidence : à un moment donné, tout un ensemble d’éléments dont la rencontre n’était pas du tout prévue s’est assemblée comme par magie. Une signature ne doit pas se faire l’écho d’un parcours normal, linéaire, mais surprenant. Les phrases du style « je suis là où j’ai toujours voulu être » sont à bannir.

De la précision :

Une signature authentique avec de la sérendipité mais qui resterait générale, vague n’a aucun impact. Il faut un niveau de précision qui descende au niveau de l’exemple, un peu comme une image, une photo d’une scène précise, d’un instant de vie capturé.

Quelles histoires mettre dans sa signature storytelling ?

– Vos emplois passés, vos clients, les projets sur lesquels vous avez travaillé

Il s’agit des défis qui vous ont permis de franchir un palier, ou de prendre un nouveau chemin. Qu’est-ce que vous avez retenu de ces expériences, et quels enseignements continuez-vous de mettre en pratique aujourd’hui encore ?

– Vos expériences formatrices

Au-delà du parcours professionnel, nous avons tous connu des épreuves, positives ou négatives. Elles ont forgé notre personnalité. Elles sont parfois issues de notre sphère privée, mais si elles ont une résonance avec la personne que nous sommes aujourd’hui, y compris dans le monde professionnel, ces histoires peuvent être utilisées publiquement. Et une épreuve négative n’est pas à laisser dans l’oubli, à partir du moment où on a pu en retirer quelque chose qui nous a fait grandir.

– Les personnes que vous avez rencontrées, et qui vous ont influencé

Des mentors, des membres de la famille, des amis, des collègues, le fondateur de l’entreprise, un client, un artiste, ou même de parfaits inconnus. A partir du moment où votre rencontre avec eux vous a transformé à jamais.

– Les compétences que vous avez acquises

Pas sous forme d’affirmation, de revendication, mais avec des preuves, et ces preuves, ce sont… des histoires vécues.

A l’arrivée, cette histoire-signature ne sera pas un CV, une liste à puces de tout ce que vous avez fait dans votre vie, ce sera l’histoire d’une personne qui mérite particulièrement d’être bien présente  dans un coin de la tête des membres de son réseau, aussi éloignés et « inconnus » qu’ils soient.