Article original rédigé et publié par Cyril BRAULT, consultant marketing B2B, exerçant à Bordeaux et dans la région ALPC— cb-consulting-b2b.com

 

Bordeaux est avant tout une marque de notoriété mondiale, grâce à son terroir et à son savoir-faire exceptionnels dans le domaine viticole. Cet atout, qui est resté très longtemps collé à l’image de ce territoire, s’est avéré à la longue pénalisant. Bordeaux a longtemps été présentée comme « la belle endormie », repue de ses privilèges, sans réelle ouverture vers l’extérieur, ce qui a pu nuire à son attractivité. Depuis une dizaine d’années, un virage décisif a été amorcé qui contribue désormais à positionner Bordeaux sur le podium des destinations mondiales préférées selon le NY Times.

Comment cette métropole a-t-elle pu se transformer à ce point, et devenir en quelques années aussi séduisante ? La réponse se trouve en grande partie dans le développement phénoménal de son écosystème numérique.

 

Une métropole qui allie innovation et qualité de vie

 

Octobre 2014 : la ville de Bordeaux obtient le label French Tech, un garant du dynamisme de sa filière digitale et un booster formidable pour son vivier de start-ups. Ce label est le fruit d’un écosystème porté par une filière universitaire particulièrement riche et une volonté politique claire de miser sur le digital pour son bassin d’emplois y compris par le biais de l’innovation au sein du secteur viticole. La ville a lancé le plan 2030 pour accueillir à cette échéance 1 million d’habitants au sein de la métropole (soit 300 000 de gain) et devenir une des principales Smart Cities françaises. Pour le moment, c’est principalement la rive gauche de la Garonne qui est le cœur de l’animation de la ville avec La Cité Numérique, futur totem de la French Tech. En parallèle, de nombreux projets visent à dynamiser également la rive droite, où se situe le quartier de la Bastide qui comprend notamment l’éco-système Darwin. Mais c’est avant tout sur la mobilité que mise la ville qui a accueilli l’ITS World Congress en octobre 2015 pour se démarquer et devenir un pôle d’attractivité international.

Eco-système Darwin - Rive Droite Bordeaux

Eco-système Darwin – Rive Droite Bordeaux

 

Le projet du tramway connecté illustre bien le dynamisme actuel de la région ALPC et la métamorphose qu’est en train de connaître Bordeaux. Pierre Dejean, coordinateur du programme Ambition Croissance Numérique à la CCI de Bordeaux, l’affirme: “Bordeaux est la ville qui permet d’allier effervescence numérique et qualité de vie. Les succès d’Azendoo ou du groupe AT Internet ainsi que les évènements FINTECH, ITS et French Tech du mois d’octobre 2015 le prouvent, il est possible d’avoir une résonance nationale et internationale depuis Bordeaux.”

Une ouverture naturelle vers l’international

Le pari de ce développement accéléré de la métropole est conforté par l’arrivée de la LGV qui mettra Paris à 2 heures de Bordeaux à l’été 2017, et Londres en ligne de mire à 4h30 ! La ville se tourne naturellement vers l’international, ce qui était déjà une réalité dans le business du vin, avec notamment le salon le plus important dans ce domaine, Vinexpo, organisé une année sur deux alternativement à Bordeaux et Hong Kong. Et l’ouverture en juin 2016 du plus grand musée au monde sur le thème du vin et du terroir, La Cité du Vin et des Civilisations, ne fera qu’accélérer ce phénomène, qui positionnera Bordeaux en capitale de l’oenotourisme. La filière numérique bordelaise s’ouvre, de par sa géographie, vers l’Afrique et le Québec, territoires où des contrats ont été signés pour le développement des start-ups locales à l’international. Dans certains secteurs tels que les jeux vidéo, la « e-santé », les transports intelligents, les technologies 3D et de Big Data, Bordeaux possède des pépites qui contribuent au rayonnement et à l’attractivité de la métropole.

 

En plus d’un écosystème très riche en start-ups, Bordeaux et sa région possèdent un tissu très dense de TPE, PME et ETI dans des filières de pointe (laser, aéronautique, e-commerce…) ainsi que dans des secteurs plus traditionnels tels que l’agro-alimentaire, le bois, le BTP…ce qui contrebalance un certain handicap lié à l’absence de sièges sociaux importants, contrairement à d’autres métropoles françaises, Lyon ou Lille par exemple. Les fonctions support externalisées telles que le marketing prennent tout leur sens vis-à-vis de ces entreprises de taille moyenne à la recherche de compétences pour leur transformation digitale.

J’ai pris le parti de contribuer à cette aventure en tant que consultant, dans cette métropole en pleine émergence ! Qu’en pensez-vous ?